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SAGA RTL BOY GEORGE & CULTURE CLUB par GEORGES LANG



Saga RTL
Georges Lang
Le Samedi 23H00- 02H00


Chaque samedi, 23h-1h, Georges Lang retrace la vie des stars du rock racontée par les artistes eux-mêmes :



La Saga de Boy George & Culture Club en intégrale.


Boy George et Culture Club incarnent presque à eux seuls la pop music anglaise des années 80. Le DVD qui vient de sortir, "LIVE IN SYDNEY", permet de les retrouver en 1984, au plus fort de leur réussite, alors que tout leur sourit et qu'ils se produisent pour la première fois en Australie devant un public conquis et enthousiaste.

Boy George est le pseudonyme de George Alan O'Dowd. Il est né le 11 juin 1961 dans une famille catholique d'origine irlandaise installée à Bexley Heath, dans le comté de Kent. Il a deux frères plus âgés que lui, Richard et Kevin, deux autres plus jeunes, Gerald et David, et une petite sœur, Siobhan.
Ses aventures débutent véritablement à l'âge de quinze ans, lorsqu'il se fait renvoyer de l'école pour le double motif de “critique et insolence”. Quant à son homosexualité, il n'en fait pas mystère.

"Pour ce qui est de l'homosexualité, je l'ai révélée à mes parents quand j'avais seize ans. Ça n'a donc jamais été un secret. Mes amis, tout le monde l'a toujours su. Ce n'est pas comme si... C'est vrai je jouais un personnage. Mais enfin, ceux qui ont vu à quoi je ressemblais à l'époque de Culture Club et qui pensent que je suis hétéro ne sont vraiment pas très futés !"

A cette époque déjà, George ne passe pas inaperçu. Après les cours, il n'est pas rare de le voir porter des jupes à godets, de larges cols de dentelles et des chaussures à semelles compensées.
Il exerce alors de nombreux métiers. Il est imprimeur, styliste de mode et mannequin. Il vend aussi des vêtements, d'abord à Birmingham, puis à Londres, dans King's Road. Dans la capitale anglaise, il participe activement à la vie nocturne dont il devient vite une figure remarquée.
Par l'intermédiaire d'un ami, George rejoint alors très brièvement le groupe Bow Wow Wow. Le temps d'un unique concert au Rainbow, il en est le chanteur sous le pseudonyme de Lieutenant Lush. En fait, le producteur Malcolm McLaren s'est servi de lui pour faire pression sur la chanteuse Annabella Lwin, menaçant de la renvoyer et de prendre George à sa place.
La légende veut que le lendemain, le futur Boy George ait découvert dans le journal un compte-rendu du concert de Bow Wow Wow où l'auteur, plutôt impressionné par sa prestation, lui conseillait de monter son propre groupe. Mais d'après Boy George, tout cela est faux.

"Non. En fait, j'étais DJ dans un night club. Ma photo était parue dans le 'New Musical Express' et un soir, Mike, le futur bassiste de Culture Club est venu me voir. Il avait vu cette photo et il voulait savoir si je chantais et si j'étais intéressé à monter un groupe. C'est ainsi que Culture Club a commencé mais de toute façon je me serais lancé parce que, depuis l'expérience Bow Wow Wow, je crevais d'envie de chanter."

Avec le bassiste Michael Craig, George fonde In Praise Of Lemmings qui devient bientôt Sex Gang Children, un groupe bancal qu'il qualifie lui-même d'”horrible”.
En mars 1981, il rencontre Jon Moss, un batteur qui a joué avec les Clash, les Stranglers et surtout Adam Ant. C'est lui qui insiste pour qu'on change le nom du groupe et le guitariste. C'est alors l'arrivée de Roy Hay, recruté par audition, et la naissance de Culture Club.
Ce nom n'a pas été choisi au hasard. George explique que “Culture Club, c'est la réunion, la symbiose de quatre personnes qui ont quatre cultures différentes”. Jon Moss dit la même chose, mais de façon plus abrupte : "Regardez-nous : un Juif, un Noir, un Anglo-Saxon et un travesti irlandais !"
Quant à leur musique, elle se veut “un pont jeté sur l'énorme fossé qui continue de séparer le rock blanc de la soul noire”. Culture Club, c'est aussi pour George O'Dowd l'occasion de s'offrir un nouveau pseudonyme.

"Je voulais un nom qui fasse un peu plus star. A l'époque, j'écoutais énormément de reggae. Or beaucoup d'artistes reggae avaient des noms de ce genre : Papa George ou King Isaac. Boy George, ça collait parfaitement avec ce que nous voulions faire, notre approche musicale multiraciale teintée de reggae."

En décembre 1981, Culture Club donne un concert au Crocs, un club de Rayleigh, dans l'Essex. Ils jouent devant Danny Goodwin des disques Virgin qui décide de les signer. Les deux premiers singles du groupe, “White boy” et “I'm afraid of me”, n'atteignent même pas les hit-parades. Mais tout change avec le troisième, “Do you really want to hurt me”.

Le 23 octobre 1982, “Do you really want to hurt me” est N°1 en Angleterre, puis N°2 aux Etats-Unis en mars 83. Au-delà de l'effet de surprise créé par le look de Boy George, Culture club vient de réussir un “crossover”, c'est-à-dire une chanson qui plaît à tous les publics.
L'album “KISSING TO BE CLEVER” paraît sur ces entrefaites et tout va alors très vite. La "Boymania" s'installe, confirmée par le succès d'un nouveau single, “Time (clock of the heart)".

De façon évidente, la musique de Culture Club est faite pour l'évasion. Elle est née d'un désir de surmonter la crise en en prenant le contre-pied. A l'image de Boy George, elle est avant tout jouissive, optimiste et excentrique. On peut y prendre ce que l'on veut, mais elle n'est ni une dissertation, ni un roman, encore moins un traité politique.
En avril 1983, c'est au tour de “Church of the poison mind” d'enflammer les hit-parades. Sur ce titre, Boy George est épaulé de façon très efficace par la chanteuse Helen Terry.

En l'espace de trois singles, Culture Club est devenu le groupe anglais du moment et son chanteur, le point de mire de tous les médias.
Le fameux look de Boy George est pour beaucoup dans le succès de Culture Club. Mais c'est plus un déguisement pour faire la fête, pour se faire remarquer, que du militantisme bisexuel comme pouvait en faire David Bowie à une autre époque. Et tout cela est mis en scène avec beaucoup d'humour.

"La question se pose : est-ce qu'Elvis avait du succès parce qu'il était beau ou parce que sa musique était géniale ? Et Elton John, est-ce grâce à ses qualités de pianiste ou grâce à ses costumes ? Et Jimi Hendrix, est-ce ses chemises à jabots ou sa guitare ? Je ne crois pas qu'on puisse séparer la musique de l'image. Si tu réfléchis, tous les grands chanteurs, les grands artistes ont une image forte associée à leur musique, que ce soit Little Richard, Elvis ou les Beatles... Tous ceux qui viennent à l'esprit ont un style visuel très marquant. Pour moi, image et musique sont définitivement imbriqués et donc, je ne peux nier que le look ait été très important dans le succès de Culture Club. Il l'a été, c'est évident."

En septembre 1983, Culture Club publie ce qui reste son plus gros succès, “Karma chameleon”. Ce titre est N°1 pendant cinq semaines en Grande-Bretagne où il représente la meilleure vente de singles pour l'année 83. Il sera N°1 aux Etats-Unis pendant trois semaines consécutives, mais un peu plus tard, en février 84.
Grâce à cette chanson qui consacre définitivement Culture Club, le deuxième album, “COLOUR BY NUMBERS”, est un succès instantané. Il est certifié disque de platine le jour même de sa sortie.

A ce moment, la chanteuse Helen Terry est devenue membre à part entière de Culture Club, mais pour peu de temps. Elle ne s'entend pas avec Jon Moss et s'en va pour une carrière solo. Car si Boy George est l'image incontestée et le porte-parole du groupe, c'est Jon Moss qui en est le moteur, l'éminence grise. Boy George revient sur l'affaire “Helen Terry”.

"Je voulais qu'Helen fasse partie du groupe car je trouvais qu'elle ajoutait une touche vraiment spéciale à notre musique. Son apport a été très important. Malheureusement, les autres ne pensaient pas comme moi et Helen est partie pour mener sa propre carrière. Je ne crois pas qu'elle ait obtenu la reconnaissance qu'elle méritait dans Culture Club. Si tu prends des chansons comme 'Church of the poison mind', 'Black money', 'Time', elle apporte à ces chansons une touche magique, une pincée de poussière d'étoiles. Elle était comme la cerise sur le gâteau."

En mars 1984, “It's a miracle” atteint les Top 10 anglais et américain alors que paraît la vidéo “A kiss across the ocean”, témoignage des concerts londoniens de la fin 83.
Un nouvel album se prépare déjà dont on extrait en avant-première “The war song”. Ce titre a été enregistré en cinq langues différentes, pour satisfaire tous les marchés de la planète. Il existe une version anglaise, bien sûr, mais aussi allemande, espagnole, japonaise et française. Le résultat n'est pas à la hauteur de l'attente et les ventes du nouvel album, “WAKING UP WITH THE HOUSE ON FIRE”, s'en ressentent fortement.

Pour Culture Club, 1985 est une année plutôt calme. Boy George et Roy Hay en profitent pour écrire un titre pour les Beach Boys, “Passing friend”.
Ce n'est que début 86 que le groupe revient en force avec un quatrième album produit par Arif Mardin, “FROM LUXURY TO HEARTACHE”. Malheureusement, en juin 86, la presse avide de sensations parle beaucoup plus de Boy George et de ses frasques liées à la drogue que de la musique de Culture Club.
La situation devient même tragique avec la mort du musicien américain Michael Rudetski dans l'appartement londonien du chanteur. Reconnu totalement étranger à cette affaire, lavé de tout soupçon, Boy George décide de mettre un terme à cette période peu glorieuse de sa vie.

"Durant cette période, ce qui m'intéressait c'était surtout d'essayer de rester en vie. Ce n'était pas d'écouter les ragots. Je ne me souciais pas de se que racontait la presse à scandales. Regarde ce qu'ils colportent sur Elton John. Ils n'en ont rien à faire de lui. Si jamais il se suicide, ils écriront simplement : 'Ce pauvre Elton ne supportait plus sa vie de dépravé'. Mais nous sommes tous dépravés."

C'est en février 1987 que Boy George publie son premier disque en solo, le single “Everything I own”. C'est la reprise d'une composition de David Gates avec laquelle Ken Boothe avait été N°1 en Angleterre en 1974.
Les deux versions sont très proches et le résultat est identique. En mars 1987, Boy George se retrouve N°1 des hit-parades anglais.
Le succès en solo de son chanteur semble condamner définitivement Culture Club. Mais Boy George, à l'époque, ne veut pas se montrer aussi catégorique.

"Je ne sais pas si c'est fini. Je n'en suis pas si sûr. Le temps nous le dira. Beaucoup de groupes ne savent pas s'arrêter quand il le faut. D'une certaine façon, j'ai de l'admiration pour George Michael : il a agi très intelligemment en s'arrêtant alors qu'il était au sommet. Culture Club s'est laissé abusé et a commis la grande erreur de croire que sa musique était toujours excellente. Peut-être que tous les groupes, tous les artistes ont leurs limites, je ne sais pas. Mais tu finis par être tellement impliqué que tu as du mal à garder ton objectivité."

"SOLD", le premier album solo de Boy George, paraît en juin 1987. Pour ceux qui auraient encore des doutes, il confirme l'éclatement irrémédiable de Culture Club.
N°1 avec "Everything I own", Boy George est détrôné par ... Boy George, qui vient d'avoir l'idée du Ferry Aid, un disque réalisé au profit des naufragés du car-ferry accidenté à Zeebrugge le 6 mars 1987. Quatre-vingts artistes de tous horizons ont répondu à son appel pour enregistrer une version de "Let it be", à commencer par son auteur, Paul McCartney. L'opération Ferry Aid permet en outre à Boy George de se racheter une conduite et de redorer un blason bien terni depuis deux années.

"Un jour, j'ai reçu un coup de fil de mon frère, celui qui est photographe de presse. Il m'a demandé si je voulais bien chanter sur ce disque, mais lorsqu'il m'a dit que c'était organisé par le 'Sun', j'ai répondu non. Il n'était pas question de travailler pour ce journal. Et puis, j'ai réalisé que l'argent n'irait pas au 'Sun', mais aux familles des victimes. Et j'ai alors pensé que ce serait une bonne action. Le lendemain, j'ai donné mon accord sans songer un instant que ce serait un tel succès. Et le jour suivant, j'étais à la une du journal : 'Boy George chante pour le Sun !' C'était un bon coup de pub pour eux, mais dans mon esprit, ce n'était pas exact. Je ne chantais pas pour eux, mais pour une bonne cause."
Virgin publie alors “THIS TIME – CULTURE CLUB : THE FIRST FOUR YEARS”. Le sous-titre de cette compilation fait preuve d'optimisme : il parle des “quatre premières années” du groupe, espérant visiblement une suite.
Après le succès du Ferry Aid, Boy George propose son deuxième album solo, “TENSE NERVOUS HEADACHE", en 1988.
Mais Virgin, qui n'est pas content du résultat, gèle le disque en Europe et demande au chanteur de le revoir pour les autres marchés. Cela donne non pas un, mais deux albums au contenu totalement remanié : "HIGH HAT" aux Etats-Unis et "BOYFRIEND" en Angleterre. Tout le monde s'y perd, y compris les fans qui doivent acheter trois albums pour tenter de suivre les méandres discographiques de leur idole.
En repensant à cette histoire, Boy George se dit qu'il n'aurait pas dû se plier aux ordres de sa maison de disques, mais il est trop tard. Cela appartient au passé. Pour éviter qu'une telle mésaventure se reproduise, il monte son propre label, More Protein, sur lequel il fait un retour masqué en novembre 1989 avec le single “After the love”.

"After the love" paraît sous le nom de Jesus Loves You, le nouveau groupe de Boy George, sans photo de pochette. Seules la mention du label, More Protein, et la voix si caractéristique permettent d'identifier à coup sûr l'ancien chanteur de Culture Club.

"Jesus Loves You m'a permis de refaire mon entrée par la petite porte. Après Culture Club, je me suis vraiment demandé quoi faire, et je me suis dit qu'en utilisant un pseudonyme, je serais peut-être moins sous les feux des projecteurs. Ça m'a beaucoup appris sur ce que je peux et sur ce que je ne peux pas faire. Et ça, ça m'a redonné la confiance dont j'avais besoin pour redevenir Boy George. C'était vraiment important pour moi de participer à Jesus Loves You. J'ai fait pas mal de production, j'ai créé un label dance appelé More Protein, et tout ça m'a beaucoup aidé à retrouver confiance en moi."

L'album “THE MARTYR MANTRAS” paraît en 1990. En Angleterre, où l'on s'est déjà habitué au nouveau groupe de Boy George, le disque est crédité à Jesus Loves You. Pour le reste de la planète, on préfère ne pas prendre de risque et il est attribué à Boy George, tout simplement.
On y retrouve "No clause 28", un titre de 1988 où Boy George attaquait vigoureusement les mesures répressives du gouvernement Thatcher contre les manifestations de l'homosexualité. "The martyr mantras" contient également “Bow down mister” qui est un gros succès sur tout le continent européen.

Quand on écoute “Bow down mister”, quand on regarde la pochette de l'album, et quand on lit son titre, on comprend que Boy George s'est impliqué dans le mouvement Hare Krishna. Mais il ne se considère pas comme un disciple, plutôt comme un sympathisant. C'est quelque chose qui l'enrichit, qui lui permet d'équilibrer une vie coupée en deux : avec un côté matérialiste et animé par l'esprit de concurrence, et un autre en quête de spiritualité, de calme et de paix.
Fin 1992, Boy George est N°15 aux Etats-Unis avec la chanson générique du film de Neil Jordan, “The crying game”. Produite par les Pet Shop Boys, cette reprise d'un ancien succès de Dave Berry constitue le plus gros succès américain de Boy George depuis la fin de Culture Club.

“The crying game” ainsi que 18 autres succès figurent sur la compilation “AT WORST... THE BEST OF BOY GEORGE & CULTURE CLUB”, qui paraît en septembre 1993. Depuis “Do you really want to hurt me” jusqu'à “Bow down mister” en passant par “Everything I own”, cette compilation est un résumé de toute la carrière de Boy George, de Culture Club à Jesus Loves You.
On y trouve aussi son nouveau succès, "More than likely", un extrait du "Bliss Album" des rappeurs de P.M. Dawn.

Au printemps 1995, le nouvel album de Boy George, "CHEAPNESS AND BEAUTY", s'ouvre sur une reprise de "Funtime", un titre écrit par Iggy Pop et David Bowie.
Mais sa sortie est éclipsée par la publication de son autobiographie, "Take it like a man". Dans ce livre, Boy George s'est efforcé de tout dire sur lui-même, sans indulgence, sans complaisance et sans perdre son sens de l'humour.

"Jusqu'ici, ceux qui l'ont eu entre les mains le trouvent très honnête, très brutal, très autocritique. L'autre jour, des gens m'ont dit qu'ils me trouvaient plus sympa avant de l'avoir lu. Ce n'est pas une autobiographie classique. Je n'essaye pas de m'y montrer parfait, de faire croire que je suis un saint. C'est très cru, plutôt garce, assez raide et drôle. Ce n'est pas “George Michael à nu”; c'est “Boy George à poil”.

Déçu par les mauvaises ventes de "Cheapness and beauty", Boy George retourne à son métier de D.J., où son nom et son réel talent en la matière ne cessent d'attirer les foules nocturnes.
Il enregistre et produit aussi pour son label More Protein, il donne des concerts, il participe à quelques bandes originales de film, il honore de sa présence les défilés de Jean-Paul Gaultier. Bref, la routine.
C'est alors que le 23 avril 1998, jour de la Saint George, Boy George prend tout le monde par surprise en annonçant la reformation de Culture Club. Et pour couper court aux critiques, il préfère jouer la franchise et confie : "Je comprends bien que les gens vont penser que je reforme le groupe pour l'argent. C'est partiellement vrai".
La raison principale de cette réunion de Culture Club, c'est plusieurs émissions de télévisions et une tournée d'été des stades américains, tournée de la nostalgie puisque la première partie est assurée par Howard Jones et Human League.
Elle coïncide avec la sortie de deux CDs. Le premier est le reflet de l'émission de télévision "VH 1 STORYTELLERS" et le second une compilation baptisée "GREATEST MOMENTS". Elle propose treize succès du groupe et un inédit : "I just wanna be loved".

La tournée de réunion de Culture Club a beaucoup de succès. Elle débouche sur la sortie d'un nouvel album, "DON'T MIND IF I DO", qui paraît en 1999.
Le groupe se produira régulièrement pendant encore quelque temps, avant d'être éclipsé par le succès de la carrière de D.J. de Boy George.
Le chanteur a d'autres activités en parallèle. Depuis 1998, il signe un billet hebdomadaire dans le "Daily Express" et il présente une émission - hebdomadaire également - sur le réseau Galaxy Radio.

D'abord à Londres, puis à Broadway, Boy George est la vedette de "Taboo", une comédie musicale qui raconte sa vie à travers ses chansons. Les deux versions anglaise et américaine de "Taboo" paraîtront en CD en 2004.
En juillet 2005, on publie une compilation intitulée "CULTURE CLUB 2005 – SINGLES & REMIXES".
Au même moment, Boy George est crédité sur "I am a bird now", le second album d'Antony & The Johnsons. Il chante sur le titre "You are my sister." Il vit alors à Manhattan et publie une nouvelle autobiographie : "Straight".
De tous les groupes anglais des années 80, Culture Club est celui qui a connu la plus belle réussite. Avec des succès des deux côtés de l'Atlantique, Boy George et ses partenaires ont vendu des millions d'albums dans le monde entier.
En 1984, ils décrochent coup sur coup deux distinctions. Ils sont désignés "meilleur nouveau groupe" par les Grammy Awards et "meilleur groupe anglais" par les Brit Awards. Alors que leur deuxième album, "Colour by numbers" est certifié disque de platine un peu partout, qu'il est N°1 dans 50 pays, ils tournent pour la première fois en Australie.
Le DVD qui vient de sortir, "LIVE IN SYDNEY", permet de retrouver Culture Club à son zénith.

En octobre 2005, Boy George avait fait la une des journaux, mais à la rubrique faits divers après avoir été arrêté à New York, et soupçonné de possession de cocaïne. La charge n'a pas été retenue contre lui, mais il a tout de même été jugé en février dernier pour outrages à agents et condamné à une simple amende.
Boy George, que l'on a déjà pu voir à plusieurs reprises comme acteur à la télévision et au cinéma, fera une apparition dans le prochain film d'Antoine De Caunes, "Désaccord parfait".

TITRES DIFFUSÉS (dans l'ordre de leur passage à l'antenne)
:


- "It's a miracle" (CD "Colour by numbers")
- "Miss me blind" (CD "VH1 Storytellers")
- "Boy boy (I'm the boy)" (CD "Kissing to be clever")
- "White boy" (CD "Kissing to be clever")
- "I'll tumble 4 ya" (CD "Kissing to be clever")
- "Do you really want to hurt me" (CD "Kissing to be clever")
- "Time (clock of the heart)" (CD "This time : The first four years")
- "Church of the poison mind" (CD "Colour by numbers")
- "Victims" (CD "Colour by numbers")
- "Karma chameleon" (CD "Colour by numbers")
- "Black money" (CD "Colour by numbers")
- "The war song" (CD "Waking up with the house on fire")
- "Move away" (CD "From luxury to heartache")
- "Love is love" (CD "Waking up with the house on fire")
- "Everything I own" (CD "Sold")
- "Let it be" (maxi 45-tours Ferry Aid "Let it be")
- "After the love" (CD "The martyr mantras")
- "Bow down mister" (CD "The martyr mantras")
- "The crying game" (CD "At worst ... The best of Boy George & Culture Club")
- "More than likely" (CD P.M. Dawn "Bliss Album")
- "Funtime" (CD "Cheapness and beauty")
- "I just wanna be loved" (CD "Greatest moments")
- "Sweet toxic love" (CD "At worst ... The best of Boy George & Culture Club")
- "That's the way (I'm only trying to help you)" (CD "VH1 Stirytellers")
- "What do you want" (CD "VH1 Storytellers")


DISCOGRAPHIIE


- "KISSING TO BE CLEVER" (album – 1982)
- "COLOUR BY NUMBERS" (album – 1983)
- "WAKING UP WITH THE HOUSE ON FIRE" (album – 1984)
- "FROM LUXURY TO HEARTACHE" (album – 1986)
- "THIS TIME : THE FIRST FOUR YEARS" (compilation – 1987)
- "AT WORST ... THE BEST OF BOY GEORGE & CULTURE CLUB" (compilation – 1993)
- "VH1 STORYTELLERS" (live album – 1998)
- "GREATEST MOMENTS" (compilation – 1998)
- "DON'T MIND IF I DO" (album – 1999)
- "CULTURE CLUB 2005 – SINGLES & REMIXES" (compilation – 2005)
- "LIVE IN SYDNEY" (DVD – 2006)

BOY GEORGE


- "SOLD" (album – 1987)
- "TENSE NERVOUS HEADACHE" (album – 1988)
- "BOYFRIEND" (album – 1989)
- "HIGH HAT" (album – 1989)
- "THE MARTYR MANTRAS" (album – 1990)
- "SPIN DAZZLE" (compilation – 1992)
- "CHEAPNESS AND BEAUTY" (album – 1995)
- "UNRECOUPABLE ONE MAN BANDIT" (compilation – 1998)
- "EVERYTHING I OWN" (compilation – 1999)
- "GALAXY MIX" (compilation – 1999)
- "BoyGeorgeDJ.com" (compilation – 2001)
- "IN AND OUT WITH BOY GEORGE – A DJ MIX" (compilation – 2002)
- "TABOO" (live album – 2004)





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